La lutte contre l’ESEC
Les efforts à l’échelle mondiale pour combattre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales (ESEC) ont commencé il y a plus de dix ans par une campagne qui attira l’attention de la communauté internationale sur la question.
Les ONGs de par le monde furent incitées à documenter le problème, à recommander des actions à mettre en œuvre et à pousser les gouvernements à aborder cette question. Grâce à une étroite collaboration leur permettant de mobiliser le soutien nécessaire, l’UNICEF, le groupement des ONG pour la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE), ECPAT International et le Gouvernement Suédois ont organisé avec succès le Premier Congrès mondial contre l’ESEC, tenu à Stockholm, en 1996.
Premier Congrès mondial contre l’ESEC de Stockholm, 1996
Le Congrès attira l’attention du monde entier sur l’ESEC, qui était encore largement méconnue à l’époque. Il permit de mobiliser le soutien d’un grand nombre de partenaires, d’impliquer les gouvernements, ONGs, enfants, groupes de la société civile, universitaires, policiers et plusieurs autres.
Cet événement comportait plusieurs éléments tout à fait uniques, dont la présence et participation conjointe d’ONGs et de représentants du gouvernement, ce qui constituait une rupture avec la structure habituelle des actions menées en parallèle par les ONGs. Encore plus significatif, il permit aussi d’inclure les enfants et les jeunes comme participants, ce qui constituait une innovation importante quant à la nature du Congrès de Stockholm.
Depuis le Premier Congrès mondial, la Déclaration et l’Agenda sont devenus des outils de travail fondamentaux permettant de mobiliser l’action pour protéger les enfants contre l’exploitation sexuelle.
Deuxième Congrès mondial de Yokohama, 2001
En 2001, un Deuxième Congrès mondial fut tenu à Yokohama, Japon, afin de revoir les progrès réalisés dans la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle.
Ce Congrès intensifia et consolida les alliances et partenariats internationaux créés depuis le Premier Congrès mondial, et renforça l’engagement global pour la protection des enfants contre l’abus et l’exploitation sexuels. De plus, il permit d’accroître et d’approfondir les connaissances et expériences portant sur différents aspects de l’ESEC.
Parmi les résultats obtenus figurait la nécessité de s’attaquer à la fois à l’offre et à la demande ainsi que d’augmenter la participation des enfants et des jeunes, en tant que moyens pour lutter efficacement contre l’ESEC.
Rencontres de mi-mandat 2004-2005
Suite au Deuxième Congrès mondial, des rencontres de mi-mandat furent organisées pour la première fois dans toutes les régions du monde, pendant l’année 2004-2005.
Ces évaluations démontrèrent des tendances communes entre les régions, comme par exemple, des efforts pour amender ou décréter de nouvelles lois afin de protéger les enfants de diverses formes d’exploitation sexuelle. Toutefois, ces développements n’ont toujours pas coïncidé avec une amélioration concrète dans l’application des lois ou dans les soins prodigués aux enfants ayant été victimes d’exploitation sexuelle.
Reconnaissants que les groupes gouvernementaux et autres acteurs ont plusieurs priorités qui peuvent détourner leur attention des problèmes sociaux complexes exigeant un engagement, des ressources et un soutien à long terme, ceux travaillant activement à combattre l’ESEC ont soulignél’importance de maintenir l’attention et l’action gouvernementales sur la question.
2008 -Troisième Congrès mondial
En préparation du Troisième Congrès mondial, le groupement d’ONGs pour la Convention relatives aux droits de l’enfant et ECPAT International ont convenu de mener une large consultation avec leurs membres et autres groupes et individus concernés. Ceci afin d’assurer que la structure, le contenu et les résultats du Congrès reflètent les objectifs de tous ceux qui s’efforcent d’améliorer les droits des enfants afin de leur permettre de vivre libre de toute forme d’exploitation sexuelle.
En préparation au Congrès, nous avons formulé quelques questions à partir des recommandations formulées lors des rencontres de mi-mandat et de celles soulignées par divers groupes travaillant directement à combattre l’abus et l’exploitation sexuelle. Vos remarques et commentaires sont essentiels afin d’assurer une approche véritablement représentative dans l’élaboration de l’agenda du prochain Congrès.
Une étude récente menée par le Programme Focal Point du groupement des ONG démontre que les rapports présentés au Comité des droits de l’enfant font davantage référence à des violations liées à l’ESEC qu’à des violations de tout autre droit.
Bien que la sensibilisation mondiale face à l’abus sexuel et à la violence contre les enfants augmente toujours davantage, les rencontres de mi-mandat soulignaient le fait que cette sensibilisation n’était pas systématiquement suivie d’actions correspondantes. Un plus grand suivi est encore nécessaire afin d’assurer la mise en œuvre des engagements gouvernementaux.
Dans cet esprit, nous aimerions vous poser quelques questions pertinentes.
Nous vous remercions par avance de prendre le temps de répondre aux questions suivantes
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